Et embrassait sa peau pour mieux guérir sa peine
Se servant de son air pour avorter ses drames
En trouvant à son sang le rouge pour ses veines
Elle recevait sa bouche comme un souffle de vie
Et ses serments confus comme preuve d'amour
Quand il ne prenait d'elle que ce qui lui suffit
Pour vaincre sans faux pas le reste de ses jours
Elle offrait tout le temps effacé des miroirs
Les joyaux d'existence sur douceur de velours
Elle payait le prix fort pourvu qu'il puisse y voir
Les mots de satin fou auxquels il restait sourd
Et il pleure de sang sa princesse endormie
S'étouffe et puis gémit privé de son salut
Guettant aux lèvres blanches, un peu de sa survie
Tandis qu'elle s'avance en terres inconnues


