Vampire..

Vampire..
Il embrassait ses yeux pour capturer son âme
Et embrassait sa peau pour mieux guérir sa peine
Se servant de son air pour avorter ses drames
En trouvant à son sang le rouge pour ses veines

Elle recevait sa bouche comme un souffle de vie
Et ses serments confus comme preuve d'amour
Quand il ne prenait d'elle que ce qui lui suffit
Pour vaincre sans faux pas le reste de ses jours

Elle offrait tout le temps effacé des miroirs
Les joyaux d'existence sur douceur de velours
Elle payait le prix fort pourvu qu'il puisse y voir
Les mots de satin fou auxquels il restait sourd

Et il pleure de sang sa princesse endormie
S'étouffe et puis gémit privé de son salut
Guettant aux lèvres blanches, un peu de sa survie
Tandis qu'elle s'avance en terres inconnues
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# Posté le mardi 07 juillet 2009 09:36

LA LUNE BLANCHE...

LA LUNE BLANCHE...
Luit dans les bois;

De chaque branche

Part une voix

Sous la ramée...

O bien-aimée!

L'étang reflète,

Profond miroir,

La silhouette

Du saule noir

Où le vent pleure..

Rêvons, c'est l'heure.

Un vaste et tendre

Apaisement

Semble descendre

Du firmament

Que l'astre irise...

C'est l'heure exquise

# Posté le vendredi 19 juin 2009 08:24

Graffiti

La belle enfance a dans sa poche

La transparence des couleurs.

Une sphère de sept bonheurs

Pris dans le cristal de la roche.

La belle enfance porte aussi

Parmi son trésor innombrable

Le crayon dur, la craie friable,

Outils secrets des graffiti.

La belle enfance tient l'épure

Qui sur la piste du départ

Lance la tête du têtard

Embarrassée de son enflure.

La belle enfance a dans sa main

L'humanité qui se dessine

Et toute simple s'achemine

Vers les lignes de son destin.

Graffiti
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# Posté le vendredi 19 juin 2009 08:11

J'HABITAIS PRES DU CIMETIERE

J'HABITAIS PRES DU CIMETIERE
Est-ce pour cela que la mort
M'est devenue si familière
Que j'en parle aujourd'hui encor
Comme un enfant parle à sa mère ?

Bien à l'aise sur le coteau,
Je regardais les rangs de croix
Posées comme de grands oiseaux
A l'ombre des grands acacias.

De quoi aurais-je eu peur ?
Le toit rouge de ma maison
Défiait sans fin les saisons.

Ma main tenait la main du temps,
Moi aussi, j'étais éternel.
Dès que j'ouvrais les bras au vent,

Mes yeux se remplissaient de ciel
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# Posté le vendredi 19 juin 2009 07:56

Menace

Menace
Celui-là sent trop bon
et sa main na pa sa place sur ma cuisse

Je deteste ses murmures à l'oreille
avek des promece sucrée

Qu'il soi mon tonton où non
je ne me laisse pa tromper

Je vai filer, crier
retrouver mes copains
refuser l'inconnu

Mon dos, mon ventre, ma bouche
j'en ai bezoin
pour me tenir droit
digerer ce que je mange
confier mes histoire à ceux que j'aime
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# Posté le vendredi 05 juin 2009 15:36